JOURNEES DU MATRIMOINE

17 au 19 septembre 2021

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Notre héritage culturel est composé de notre patrimoine (ce qui vient des pères) et de notre matrimoine (ce qui vient des mères). En réhabilitant la notion de matrimoine, le mot comme les femmes qui le composent, nous nous réapproprions l’héritage culturel que le langage commun ne nous reconnaît pas : nous retrouvons dans la chambre de notre culture une seconde bibliothèque, celle des autrices, des clownesses, des plasticiennes, des conteuses, des grandes femmes souvent oubliées ou invisibilisées. Cet héritage appartient à tous et à toutes.

Construisons, à l'échelle de la région, une offre culturelle riche et diverse sur le Matrimoine, toutes époques et toutes disciplines confondues, et rendons aux femmes la place qu'elles devraient tenir dans l'histoire artistique, culturelle, humaine, de nos sociétés.

HF Auvergne-Rhône-Alpes fédère depuis 2016 toutes les actions matrimoine du territoire, et se propose de les communiquer via internet et un livret diffusé en Auvergne-Rhône-Alpes chez tous nos partenaires et les principaux lieux culturels et militants.

Pourquoi ?

Si aujourd'hui la plupart des actions mises en lumières lors des Journées du Patrimoine sont l’œuvre des hommes, notre objectif est de mettre en lumière les femmes, les créatrices du passé et leurs œuvres, qui constituent un héritage culturel artistique et symbolique à préserver et à faire connaître.

Soirée d'ouverture

Jeudi 16 septembre à 18h | Gratuit sur réservation

Lieu : ENM Villeurbanne

46 cours de la République, 69100 Villeurbanne

Réservations :
Sur le site : enm-villeurbanne.com
Par téléphone : 04 78 68 98 27
Ouverture des réservations le 1er septembre
Accueil sous réserve de présentation d'un pass sanitaire

Une soirée d’ouverture qui fera la part belle aux femmes dans la musique, à tous les niveaux : compositrices, musiciennes, étudiantes, enseignantes, productrices, etc.

Quelle place les femmes tiennent-elle dans la musique ?

Avec Heloïse Luzzati, violoncelliste formée au Conservatoire de Paris et créatrice de La boite à pépites, Sophie Griffon, fondatrice d'Odalie compagnie de spectacles audiovisuels et élève à l'ENM et Elsa Goujon-Gregori, enseignante à l'ENM et militante HF.

Les questions qui seront abordées : Pourquoi ne connaissons-nous pas (ou peu) de compositrices classiques ? Qui étaient-elles ? Quelles difficultés rencontrent les étudiantes en musique dans leurs études ? Quelle place pour les femmes dans l’industrie musicale aujourd’hui ? Comment encourager leurs projets et créer des réseaux qui leur permettent d’émerger et de lutter contre les violences sexistes et sexuelles ?

 

Cette soirée d’ouverture se déroulera en deux temps : une table-ronde (de 18h30 à 20h) et un moment musical animé par des étudiant·e·s de l’ENM encadré·e·s par Elsa Goujon-Grégori (de 20h à 21h30).

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Un auteur, une autrice. Le saviez-vous ?

Le féminin « autrice » existe depuis l’Antiquité. Aussi ancien que son masculin « auteur », il est employé par Lagrange, le comédien de Molière, pour désigner les premières femmes dramaturges au XVIIe siècle, dans les Registres de compte. Le premier auteur du théâtre européen est une autrice : Hroswitha de Gandersheim, abbesse germanique du Xe siècle, qui s’inspira de pièces de Térence pour composer des drames chrétiens. Au XIVe siècle, naquit la première femme de lettres professionnelle, Christine de Pizan. La toute première autrice de théâtre connue en France est une reine, Marguerite de Navarre, sœur de François 1er. Elle n’hésita pas, au XVIe siècle, à composer des farces subversives et satiriques, sans épargner l’Eglise, pourtant toute-puissante en ces temps d’Inquisition. Avant Mme de Villedieu, première autrice de théâtre jouée à Paris en 1662, il y eut Françoise Pascal, dont les pièces furent mises en scène par des troupes lyonnaises dans les années 1650.

Catherine Bernard, en 1689, fut la première femme à faire jouer une tragédie, Laodamie, sur la scène de la Comédie-Française. Plus d’une centaine de femmes ont écrit près de 400 pièces de théâtre sous l’Ancien Régime. Plusieurs d’entre elles ont été jouées à la Comédie-Française, à la Comédie-Italienne, à Versailles, et dans les premiers théâtres de boulevard : tragédies, comédies, drames, farces, tous les genres ont été abordés. Certaines, comme Marie-Anne Barbier (1664-env.1745), ont connu une renommée internationale et ont été traduites dans plusieurs pays (Pays-bas, Italie, Allemagne, Russie).

Plus d'informations sur le site dédié au matrimoine.